Un excellent documentaire relate ce que fut le bagne de Cayenne, en exercice cent ans, de 1852 à 1953. Lieu de relégation et le plus souvent de mort, des plus grands criminels de France, comme de certains petits voleurs récidivistes, 70 000 prisonniers y partirent sans souvent pouvoir revenir en France, dans le but de construire une colonie française. Projet avorté pour cause de climat, cela fut possible en Nouvelle-Calédonie.
Ce lieu tenait dans l’imaginaire français, et d’autres pays, un rôle important dans la psyché collective par son caractère infernal, sans télévision, l’imagination avait plus libre cours. En résumé la plupart des bagnards moururent d’épuisement pendant le transport, de maladie, ou finirent leur vie misérablement, libre, errant en Guyane sans avoir le droit de rentrer, plus misérable que des chiens.
Les conditions de vie de la population civile était incomparablement dure par rapport à aujourd’hui, l’existence était parsemée de guerre, de morts brutales, de décès en couche, de maladie bénigne mais fatales. Les punitions, prison ou bagne, étaient naturellement plus difficiles. Impossible à imaginer quand un prisonnier aujourd’hui fait du karting, peut former famille après viol et assassinat d’un enfant ; quand le français moyen a du mal à former famille, féminisme oblige, sans parler de pratiquer un sport de riches comme le karting. Le crime est presque promu, vu les avantages donnés par la prison, et la difficulté pour vivre en dehors, il y a débat.
La propagande républicaine se servit de Cayenne, sa création, pour en faire un golem, une infinie propagande gauchiste. Victor Hugo le maître de l’anti racisme et père du gauchisme fit pleurer avec Jean Valjean, condamné au bagne pour avoir volé un pain. Le succès des Misérables, 1862, fut un élément essentiel dans la promotion du criminel, s’achevant par le grand remplacement à l’œuvre. Les bagnards innocents et gentils, cela donne 163 ans plus tard, la nécessité d’accueillir 100 millions d’africains en France car on a été méchant, c’est une continuité logique mortelle, égalitaire voulant qu’un criminel vaut autant qu’un autre. Si des excès ont forcément été commis, l’essentiel des condamnés étaient quand même nuisibles à la société
Pour terminer le délire hugolesque, le juif Albert Londres, publia des articles en 1923 sur les conditions de vie à Cayenne, faisant pleurer dans les chaumières entre deux génocides, mais c’est bien encore le goy Hugo qui fut à l’origine de la destruction des forces vives du pays, de la promotion des parasites.
Puis, longtemps après sa fermeture, le bagne de Cayenne connu une promotion médiatique par des écrits d’évadés, René Belbenoit et Henri Charrière, qui devint une célébrité française en 1969 après la publication de Papillon – 1.2 million de livres vendus !! -, puis mondiale, avec le film Papillon, 1973, avec Steve McQueen et Dustin Hofman, grand film un peu imaginaire, – car Charrière développa comme tous les prisonniers condamnés à la relégation des troubles de la perception, par l’imagination d’un univers pour survivre à la solitude – mais retranscrivant bien l’enfer. Que reste-t-il de Papillon, de Cayenne et de l’épopée du bagne aujourd’hui ? Que peut en dire un français de trente ans et moins ?
Eh bien parmi les quelques éléments de culture républicaine, le jeune décérébré connaît quand même le père de l’antiracisme, le Colonel Dreyfus, envoyé à Cayenne, et célébré jusqu’en 2025 par une promotion posthume à brigadier général, Tikun olam numéro 4523. Surtout, depuis 1945, la souffrance devient une réduction ad shoahtique, principe et terme de toutes les souffrances. Le siècle du bagne de Cayenne disparaît donc dans l’oubli du tribunal de Nuremberg comme le reste.


