« Il faut aller chercher l’argent là où il se trouve : dans l’épargne des Français. »
Il y a dans cette citation toute la philosophie, la vision de la vie et du travail d’une large partie de la population française. La France étant, c’est bien connu, un enfer capitaliste. Autrement dit votre argent, votre patrimoine, n’est pas le vôtre, mais celui de l’État qui doit pouvoir en disposer comme il l’entend, comme financer les croisières de Bernard et Chantal, la CAF pour Mamadou et ses nombreux cousins, ou le statut d’intermittent du spectacle pour Jean Kevin.
Une société qui ne reconnaît pas la propriété privée est barbare. Pas de propriété privée, donc pas d’accumulation de capital, donc pas d’épargne. Sans épargne vous ne pouvez rien bâtir, et rien transmettre. Vous serez soumis au revenu universel en CBDC, monnaie que certains psychopathes rêvent en plus programmable avec, entre autres joyeusetés démoniaques, une date d’expiration.
Nous vivons une époque lâche et fourbe. Ils ne vous interdiront probablement pas la propriété privée de manière frontale et directe façon bolchevique, ce qui a au moins le mérite de la franchise. Ils la laisseront sans doute nominalement, mais en la vidant de sa substance.
La fin de l’héritage (déjà taxé de manière scandaleuse en France) est de plus en plus dans l’air du temps. Le principe de l’héritage est intolérablement inégalitaire, pourquoi Mouloud et Mamadou démarrent dans la vie avec rien, alors que François, dont les ancêtres ont bâti ce pays, démarre avec un capital de départ ? Sans possibilité de transmettre à vos descendants, même si vous avez pu bâtir quelque chose de votre vie par vos efforts et votre travail (malgré les taxes et l’inflation), à la fin c’est l’Etat qui le récupère, et en fait ce que bon lui semble, contre vos dernières volontés. Vous n’êtes donc que virtuellement propriétaire le temps de votre vie ; vous n’avez en fait qu’une sorte de droit d’usage de vos biens, un peu comme en URSS. Voilà donc une façon sournoise de nier la propriété privée, sous prétexte d’égalité, car pas de propriété privée sans héritage, sauf à la vider de sa substance. Interdire la transmission à ses descendants, c’est nier le principe de filiation, donc la lignée, et donc par extension, nier le Peuple et la Race.
Durant l’antiquité, la condition de ceux qui étaient exclus du principe de filiation, de transmission, de lignée, était les esclaves. Vous n’aurez donc rien à transmettre à vos enfants, si toutefois vous possédez quelque chose. Mais vous serez heureux, disait Klaus Schwab.
Nous n’en sommes pas encore là, mais c’est le projet. Je ne crois pas du tout à la théorie de la distinction totale entre le peuple, qui serait bon et innocent, et ses élites. Cette idée vient sûrement de la distinction que faisait Charles Maurras entre pays légal et pays réel. Non, cette engeance du démon dont la citation est rapportée plus haut émane des tréfonds d’un peuple français malade. Quand Zucman et la gauche s’attaquent aux « ultra riches », la vraie cible, c’est vous.
Derrière cette haine des « ultra riches », se cache une haine du mérite, de la distinction qualitative, une haine de l’entrepreneuriat. Les entrepreneurs sont une sorte d’aristocratie moderne (sur le plan économique), et c’est sous doute ça qui les rend si détestables aux yeux du gauchiste, qui lui résonne comme un esclave qui exige plus d’allocations. La richesse étant pour lui un gâteau fixe qui doit être partagé à parts égales entre tous, sans distinction de mérite.
L’entrepreneur est celui qui a les burnes de se lancer, de voler de ses propres ailes, d’être pleinement responsable de ses actes. L’entrepreneur a une vision, il veut construire, il met en mouvement les volontés, il a l’impulsion créatrice. En France particulièrement, il doit en plus faire face à cette volonté castratrice, petite, moralisatrice : il faut être pauvre et dépendre de l’État, du collectif pour être vertueux. Il est indécent d’avoir plus que son voisin, la vraie valeur est dans le travail, au sens quantitatif, etc. Beaucoup de gens de gauche trouvent indécent qu’un entrepreneur qui réussit gagne beaucoup plus qu’une infirmière, alors que l’utilité sociale de cette dernière est indéniable. Ce qu’ils ne voient pas, c’est que l’infirmière a choisi une voie « facile », facile au sens où il suffit de travailler suffisamment dur pour obtenir le concours – concours dont on sait ce qu’il faut préparer pour l’obtenir. Puis une fois le concours obtenu, il suffit de travailler, au sens du simple labeur. C’est un travail certes difficile, nécessaire et infiniment respectable, mais c’est une voie connue, sans complication particulière. La voie de l’entrepreneur est tout autre, il avance en terrain inconnu, sans aucune garantie de réussite. Ce qui horrifie les gauchistes, c’est l’inégalité radicale que cet état de fait met en lumière. L’inégalité est une loi fondamentale de la nature humaine, de la vie, et de la nature tout court. C’est seulement dans la mort que vous aurez l’égalité entre tous les hommes, et dans la nature, vous ne la trouverez que dans le néant.
Nous ne sommes plus sous l’Ancien Régime dans un système de caste rigide, personne n’est enfermé dans une condition sociale. Les gauchistes ne se disent jamais qu’ils pourraient entreprendre pour devenir des « ultra riches », ou juste bosser pour trouver un meilleur travail. Ils veulent seulement des allocations de l’État et accuser le « système » d’être la cause de leur médiocrité.
L’entrepreneur prend tous les risques, le salarié n’en prend aucun. L’entrepreneur s’engage à payer le salaire du salarié quoi qu’il arrive, il se paye ou non en fonction de la réussite de son entreprise, c’est lui qui prend le risque de production. Il doit comprendre le marché, trouver le produit viable, le process de production pour le rendre viable dans les conditions du marché. C’est dans ce contexte qu’il engage des salariés. L’entrepreneur prend les risques, son retour sur investissement (fonds mis sur la table, temps, travail) n’est pas certains, il est par contre certains d’être lourdement taxé, et de manière souvent punitive et vexatoire. Le salarié lui est certains d’être payé.
Il faut ici rappeler que l’immense majorité des patrons d’entreprise sont des petits patrons, les grands patrons, les fameux « capitaines d’industrie » qui font tant fantasmer la droite PIB, sont pour la plupart plutôt des hauts fonctionnaires du privé que des entrepreneurs. Le vrai patron, l’entrepreneur, est celui qui se prend en face le chaos du monde, les fluctuations et incertitudes, le risque, pour que les salariés à sa charge rentrent chez eux à 18h ans se faire trop de souci, avec un salaire assuré chaque mois, quoi qu’il arrive.
Dans le monde de la production, du travail, l’entrepreneur est donc l’aristocrate, le salarié le paysan respectable, et le gauchiste le médiocre qui réclame des droits.
Il y a une certaine légèreté chez certains nationalistes au sujet du capitalisme et du libéralisme, certains adoptant une rhétorique anti-capitaliste, une pensée de type marxisante, absorbant la sphère économique dans le politique, espérant sans doute séduire la jeunesse tentée par la LFI. Les mondialistes du Forum de Davos et les gauchistes de la LFI veulent aussi abolir ce qu’il reste de capitalisme. Il n’y a plus de classe ouvrière constituées d’hommes solides, séduits par la rhétorique du communisme et a qui il faudrait absolument parler. La partie du peuple qui adhèrent aujourd’hui aux idées de gauche type LFI est anthropologiquement malade. Ce qu’ils rejettent dans le capitalisme, c’est ce qu’il contient de méritocratique, la responsabilité individuelle, la nécessité du travail.
Le capitalisme ne doit pas être l’alpha et l’oméga de tout évidement, sinon c’est la ploutocratie. L’argent, la matière, ne doit pas être la valeur suprême d’une société, mais doit être à sa juste place. Le politique et la direction de l’État doivent revenir à l’Épée, mais le capitalisme ne doit pas être nié pour autant, il doit seulement être tenu à sa place.
Le capitalisme, c’est simplement la loi de circulation de l’argent, donc de la matière. Il n’y a pas de société technologique complexe possible sans capitalisme, qui est la mécanique qui va permettre la coordination du travail, de l’échange, la gestion du temps. Les sociétés qui prétendent nier le capitalisme, quelles que soient leurs intentions, même louables, ne peuvent que recréer de manière artificielle, bancale, et non viable des mécanismes d’échanges et coordination internes, au prix de la négation de l’anthropologie humaine. Ce qui était peut-être le but pour l’URSS, mais qui est normalement un problème pour des nationalistes. Quand on pense pouvoir inverser le cours des fleuves, ça ne peut que mal se terminer.
Nous ne sommes pas des éleveurs nomades ou des paysans vivants dans un village quasi en autarcie. Le développement économique des sociétés modernes fait que la propriété privée est indispensable. Sinon c’est le collectivisme étatique, soit la fourmilière, ce qui est un régime absolument inadapté à l’homme Blanc, dans lequel il ne peut s’épanouir. Nous ne sommes plus au temps des chevaliers en armures et de l’économie des moulins à eau, c’est ainsi. La propriété privée est dans le monde moderne la condition indispensable qui permet à l’homme Aryen d’exprimer son aspiration à la liberté, son désir de bâtir, de construire, son désir de conquêtes ; et pour tout cela l’initiative privée et la liberté entrepreneuriale sont absolument nécessaires.
Bien que certaines personnes s’acharnent à les définir comme « capitalistes » ou « ultra-libérales », nos démocraties LGBT occidentales n’ont rien de capitaliste ni de libérale, ce sont des Etats providence obèses qui écrasent d’impôts les travailleurs pour financer des improductifs : gauchistes crasseux, boomers, étrangers. Ni le grand remplacement, ni les changements de sexe des gauchistes, ni la transition énergétiques ne sont viables selon les lois du Marché, c’est l’idéologie politique qui impulse tout ça. Le mondialisme davosien n’est pas très libéral, Klaus Schwab en a bien synthétisé la doctrine en 2020, et elle est tout ce qu’on veut sauf capitaliste-libérale.
Arrêtez donc de réclamer plus d’Etat providence, justifié par une rhétorique crypto-gauchiste à base de méchant riche exploiteur. Exigez la liberté, aspirez à être des hommes libres, pas des esclaves qui réclament une portion de nourriture plus importante.
Comprenez comment fonctionne l’argent et servez-vous-en. S’intéresser à l’argent n’est pas un mal en soi, ce qui est mal c’est de mettre l’argent au-dessus de tout, comme un chevalier qui mettrait la gloire et les mondanités au-dessus de la quête du Graal.
Devenez des Eric Larchevêque par exemple et comprenez comment ça marche. Arrivé à son niveau, la richesse n’est pas un revenu net qui tombe sur son compte en banque, et dont on place le surplus sur un livret A, à ce niveau on parle d’actifs. Un patron d’entreprise n’a pas sa richesse sous forme de revenus, mais d’actifs qu’il contrôle, de patrimoine. C’est un autre mode de fonctionnement, un autre monde, aussi éloigné et incompris d’un fonctionnaire que jadis la noblesse pouvait l’être d’un paysan.
La question n’est pas de réduire toutes formes d’aristocratie, de noblesse, à la seule mesure quantitative du patrimoine, mais de cesser de raisonner comme des paysans à la vision limitée, et de comprendre comment le monde fonctionne. L’ancienne noblesse d’Epée vivait selon des règles aussi différentes de celles sous lesquelles vivaient les paysans que les « ultra riches » d’aujourd’hui vivent selon des règles différentes de celles des simples salariés, ces paysans modernes. Toute élite, toute forme moderne d’aristocratie subsistant encore ou à refonder demain, serait qualifiée par les gauchistes d’« ultra riche ». Car que l’on ne s’y trompe pas, derrière ce terme « d’ultra riche », ça n’est pas le rejet d’un quelconque mercantilisme de la classe bourgeoise finissante qui est visé, mais bien une certaine forme d’aristocratie qui existe dans la figure de l’entrepreneur, une distinction qualitative qui est intolérable aux cervelles de gauche biberonnées à l’utopie égalitaire.
La France se dirige vers une anarcho-tyrannie collectiviste contrôlée par des juifs et des métèques, contre les Gaulois. Face à cette situation, il n’y a que deux attitudes possibles pour un homme : quittez le pays ou combattre.
Quitter le pays donc s’expatrier, pour bâtir sa vie, sa famille (nombreuse) sans nourrir cette machine de mort qu’est l’État français (et c’est une démarche qui exige bien plus de burne que ceux, trop nombreux, qui se contentent de gueuler un peu sans faire grand-chose). Allez vivre dans un endroit respirable, devenez riche et puissant, fondez une lignée en exil, aidez les mouvements d’oppositions, les organisations nationalistes ici, et revenez pour rebâtir quand tout sera en ruine.
Ou combattre, ce qui implique sur le plan économique d’esquiver ou frauder l’impôt au maximum. Payer et travailler au black ou en crypto dès que possible. Prenez tout ce que vous pouvez d’aides sociales, quitte à tricher si vous le pouvez. Tout ce qui ira dans votre poche servira à bâtir votre famille et n’ira pas dans la poche de l’ennemi. Prenez tout, ne donnez rien. Étudiez même les techniques des juifs s’il le faut. Dans vos projets, dans vos business, avec les vôtres, soyez par contre droits et honnêtes. Les administrations étatiques ne sont pas des personnes avec qui la morale vous impose de vous comportez dignement, elles sont les émanations anonymes d’un État dont vous êtes l’ennemi.
Dans les deux cas, bâtissez une famille solide et nombreuse, fondez une lignée. Aspirez plutôt à devenir un « ultra riche », un aristocrate enraciné, plutôt que de réclamer le collectivisme étatique avec les gauchistes. C’est de cela dont nous avons besoin, pas de smicards qui vivent encore chez leurs parents.


