Coluche 1986 – 2026, que reste-t-il de l’andouille qui fait l’imbécile ?

Voir une vidéo de Coluche, mort le 19 Juin 1986, c’est étudier une page d’histoire de France ; revoir la maison de son enfance en se demandant si tout cela fut bien réel, cette histoire d’un mec qui sans rien demander se trouva à 16 % d’opinion favorable pour voter pour lui à la présidentielle de 1981, à rebours la dernière élection importante. Dans la France de 2026, il ne reste presque rien de celle de 1986.

Civilement, Jean-Michel Colucci est un enfant de la Libération et de l’épuration, né deux mois après l’arrivée des chars Leclerc, « balancé comme un paquet de mouise », le 16 octobre 1944, à Paris, vivant à Montrouge, département de la Seine, banlieue rouge quelconque avec ses maisons d’ouvriers, ses immeubles ouvriers, ses usines d’ouvriers ; sans tram ni Grand Paris ni Afrique. Il grandit dans la pauvreté des années 1950, le papa décédé rapidement. Le Montrouge de Coluche a changé, avec ce Grand Paris promis depuis trente ans, son département défrancisé en Hauts-de-Seine en 1968, ses boutiques bio, son mètre carré à 6 000 euros. Et sa population métissée, les 30 % de logements sociaux, qui indiquent au néo-bourgeois qu’il n’est qu’un demi-riche en sursis, pas grand-chose dans le prochain nettoyage en cours. Le maire n’est plus communiste depuis longtemps, il est centriste, de l’Union du Centre, l’inconnu Étienne Langereau.

Montrouge aujourd’hui, c’est comme retrouver le cimetière des Innocents à la station Châtelet, dont il ne reste que la Fontaine, entourée de cet étrange forum ondulé ; il faut beaucoup d’imagination pour y voir les recluses y vivant enfermées parfois jusque quarante ans. Montrouge a toujours été laide, mais avait une identité ; celle du prolétaire de banlieue.

Coluche, fort difficile de saisir son importance quand on n’a pas connu l’époque, dans un pays qui était un pays, important et brillant, uni ethniquement, où les médias se limitaient à la télévision et à la radio, en majorité, un peu de journaux pour les intellectuels ; où on parlait français, on mangeait français, on chantait français, on buvait français. Tout était français, au Nord de la France du moins, sauf quelques marginalités comme la rue Barbès. Personne ne fumait du shit ni n’écoutait du rap, se vantait d’être homosexuel. Peu de personnages, surtout comiques, ont un impact encore quarante ans après. Le trotskyste Jospin vient de disparaître dans l’anonymat après quarante ans de politique au premier plan.

La mort de Coluche à 41 ans fut un évènement majeur, de ceux où l’on perçoit confusément que rien ne sera comme avant, sans rien comprendre sur l’instant. Je suis passé des milliers de fois à moto ou en voiture devant ce cimetière de Montrouge sans jamais y rentrer, ayant toujours l’image de Coluche ; c’est bien qu’il y a autre chose que quelques blagues sur les Belges, les « juifs » ou les « pds » dans le personnage. Comme l’affiche des Gilets jaunes que je n’ai toujours pas enlevée, le spectacle de Dieudonné était pourtant mauvais.

Coluche lutta à sa façon, en créant les Restos du cœur, de la vraie politique, qu’il qualifiait de « redistribution », quand Wikipédia appelle cela « philanthropisme ».

Des Restos du cœur du vivant de Coluche au spectacle Gilets jaunes, il y a une continuité.

En 1986, le Tikun Olam de la société ; sa refonte généralisée était enclenchée mais invisible pour la masse ; peu familière des écrits de Céline, Rebatet ou Cousteau. La gauche socialo-communiste œuvrait. La victoire de Mitterrand le 10 mai 1981 fut l’élément central et définitif de l’effondrement du pays. Un an après, tout était joué. On entrait dans le cycle de destruction totale.

Jack Lang actait la célébration homosexuelle dès 1982.


Cela allait tranquillement évoluer en dégénérescence. Le peuple croit toujours aux mêmes fadaises.

La fête gauloise du solstice d’été le 21 juin fut celle de la musique dès 1982 également, de toutes les musiques donc, puis tout fut fête, « festif » comme le nota Philippe Muray, fête des voisins, fêtes des musées jusqu’à une fête du chat le 15 août, jour de l’Assomption. Par contre, il faut payer pour voir la Sainte-Chapelle.

Niveau industrie française, pendant que Mitterrand vivait une histoire d’amour avec une jeune femme de 18 ans, il liquidait l’industrie du Nord dans l’indifférence généralisée.

La peine de mort fut abolie, la population était prête à payer puis réhabiliter les assassins d’enfants. Gabin et Delon, en 1973, en avaient fait de la propagande avec Deux hommes dans la ville. Le gentil Gabin, grand-père éducateur, et le méchant juge, une caricature préparant la population hugôlatre à protéger l’assassin.

Dans le même temps, on créa SOS Racisme, qui ne fut qu’un prélude étatique au grand remplacement ; et l’afflux sans fin d’Africains. Abolition de la peine de mort et afflux de population étrangère est un cocktail dont l’Europe goûte les résultats.

Abolition de la peine de mort, célébration de l’homosexualité, destruction du tissu industriel français, l’élection de la gauche socialo-communiste marqua bien la fin de la France. Économiquement, mais pas de la façon dont le pensait le bourgeois de droite qui ouvrit des comptes en banque en Suisse, on ne toucha pas au capital, mais on détruisit l’industrie, donc le prolétaire, donc à terme la capacité de production et d’indépendance du pays. Biologiquement, on laissa entrer les étrangers non européens, en encourageant et banalisant l’avortement des Gauloises. Les jeux étaient faits après le 10 mai 1981. Officiellement.


Coluche aurait-il empêché la chute de la France ?


Non évidemment. Mais il aurait eu un rôle important à jouer. Pour répondre à cette question, son entretien à la Grande Loge de France quatre mois avant son décès est fort éclairant. Il était sorti de la dépression et entamait son retour.

Coluche fut intronisé, légitimisé, par de Funès dans de grands films comiques comme L’Aile ou la Cuisse. Dieudonné ne fut introduit par personne officiellement, son succès fut aidé probablement par sa couleur de peau, et son acolyte hébraïque Elie Semoun. La mort de Coluche marqua une rupture temporelle fatale. Aucune opposition crédible ne fut présente pour les élections de 1988, 1995 et 2002. Dieudonné resta jusqu’en 2003 un gauchiste caricatural vantant l’invasion migratoire, chantant son antiracisme et sa détestation du Gaulois avec un groupe allogène de propagande subventionné par « la gauche ».

On peut imaginer que le séisme du 21 avril 2002 ne serait pas arrivé, car Coluche et sa force de frappe auraient eu leur mot à dire pour les élections présidentielles de 1988 ou 1995, quand il était encore temps. Une alliance tacite de Coluche avec Le Pen, c’était un second tour probable. Entre son soutien à Gérard Nicoud soutenant les travailleurs en 1981, et celui à Le Pen, les Français, en 1988 ou 1995, il n’y a pas la ligne droite de Longchamp. Dieudonné a rejoint le chemin de la France en 2004, trop tard, la lobotomisation du Français était trop avancée ainsi que l’invasion migratoire ; son africanisation. Quand on vote Chirac, Sarkozy, Macron, ou Hidalgo, la volonté de mort est là mais avec Coluche les choses pouvaient être différentes, une prise de conscience partielle pouvait avoir eu lieu. Mourir trop tôt est souvent une mauvaise idée.

Après Coluche, on prit soin de sélectionner les comiques d’État, les Inconnus avaient la caution Légitimus des Antilles, fils de politiques importants, Dieudonné fut longtemps entouré d’Elie, Djamel est, dit-on, tenu par une affaire de meurtre. Bref, aucun blanc comique n’a pu surgir. Coluche fut le dernier. Et quand le blanc Dubosc ou une blanche Gardin surgissent, ils sont de suite éjectés pour mal-pensance. Que dire d’Omar Sy de non condamnable ? Le seul comique français est Jean Dujardin, suivant à la ligne le script d’OSS 117, montrant le ridicule goy en action.

Coluche, durant sa dépression, donna aussi beaucoup dans la détestation du blanc idiot, et la vénération du maghrébin gentil et serviable, représentant le Français moyen comme un idiot raciste ; dans Banzaï. Sa dépression est probablement due à la prise de conscience de la réalité.

Il en était sorti, avait commencé son retour dans le fameux Jeu de la vérité, moins drôle, plus fatigué mais d’attaque pour le second round. Tout le monde se souvient de la mort de Coluche, comme tout le monde se souvient où il était deux jours plus tard pour France-Brésil, le 21 juin 1986, qui participait à une certaine idée de la France dans le monde, le sentiment qu’on assiste à quelque chose d’unique qui ne pourra pas durer. On n’a jamais revu l’équipe de Platini, on ne reverra jamais un Coluche. Hasard du calendrier mais significatif.

Coluche et Platini, c’était l’immigration italienne, les deux ont pris leur retraite internationale en 1986.

Quarante ans après, il n’y a plus vraiment de comique en France, Dieudo étant en semi-retraite. Il n’y a plus d’équipe de Francs de football, plus de chanteur, plus de Français en politique. Mais la gastronomie est représentée par le chef Marx, où va manger la « Française » Sarah Knafo.

Quarante ans après, Attali, le conseiller, est toujours là, Lang, accusé de pédophilie depuis 50 ans, aussi, comme Michel Drucker, mâle blanc de plus de 50 ans. Tous ont bientôt 90 ans. Plus aucun Gaulois.

Alain Soral, dans une vidéo, avait popularisé la possibilité d’un assassinat d’État.

Mais il est probable que sa mort fut un accident, la probabilité que Coluche meure alors qu’il y avait trois motos, qu’il n’ait pas pu freiner, que son crâne heurte directement le véhicule ; à une vitesse de 70 km/h, est infime. On voulait lui faire très peur, pour qu’il se calme. Pour tuer un homme, un suicide dans 30 centimètres d’eau ou un accident d’hélicoptère fonctionne plus sûrement. Saura-t-on un jour le fin mot de l’histoire sur ce qui a été décidé ? Attali avait-il de vrais sentiments d’amitié envers lui pour ne pas commettre un meurtre ? Renaud aurait-il sombré dans la détestation de la France et les combats idiots sans sa mort ? À creuser.

Coluche, de par son importance considérable, avait peut-être les vingt centimètres, et les quinze minutes, où on peut changer l’histoire, stopper ou limiter le délire démocratique Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron, jeu morbide depuis 40 ans auquel le Gaulois se prête.

Coluche est toujours présent car il fut un vrai combattant.

Coluche présent !

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